· 

Slow blogging : publier moins, publier mieux

 

Un non-sens le slow blogging ? Quand tout nous pousse à accélérer la cadence, un mouvement global fait de la résistance… le slow living. Ce concept qui invite à prendre le temps de bien faire les choses s’est étendu au blogging. Quand certains blogueurs misent sur le nombre de publications parues, d’autres diminuent le nombre d’articles rédigés au profit de contenus plus denses et recherchés. Et si la clé pour augmenter le nombre de vues d’un site résidait dans la maîtrise de l’art de savoir se faire attendre ?

Slow blogging : naissance et philosophie

 

 

C’est en 2006, sous l’impulsion de Todd Sieling, qui lui a dédié un manifeste, que le slow blogging voit le jour. Ce consultant en nouvelles technologies défend l’idée de ne plus suivre les injonctions de Google qui nous poussent à publier toujours plus dans l’espoir d’une hypothétique visibilité.

 

Le slow blogging part du principe que si on a quelque chose d’intéressant à publier, ce contenu sera tout aussi apprécié dans une semaine ou dans un mois. L’idée est de rendre au blogueur le contrôle de son blog tout en augmentant sa légitimité.

 

Pour Todd Sieling, les 6 facteurs clés du slow blogging sont:

 

·         Le rejet de l’immédiateté

 

·         Se passer de commenter l’actualité à chaud

 

·         Contourner les règles de la rédaction web et notamment de la concision des phrases qui nous empêchent de développer une idée

 

·         Ne pas ajouter du bruit au chaos ambiant en publiant « parce qu’il faut publier »

 

·         Ne pas s’agenouiller devant Google

 

·         Rendre au blogueur le contrôle sur la machine

 

Donner le temps au temps

 

Comme c’est le cas des articles publiés par les professeurs d’université ou les scientifiques, ce qui vaut la peine d’être lu, ne peut être rédigé rapidement. En décidant de publier moins, mais mieux, le blogueur ne diminue pas forcément sa charge de travail, mais accorde plus de temps à un seul article. Ce temps, c’est celui de la réflexion et des recherches.

 

Ce temps, c’est aussi ce qui fait la différence entre un article à valeur ajoutée et un article immergé dans la multitude de contenus publiés chaque jour. Prendre le temps, c’est offrir à son lectorat un contenu plus intéressant, car plus approfondi. C’est aussi l’occasion d’offrir un contenu différent, certains diront même plus créatif. Un contenu qui fait que vos plus fidèles lecteurs cliqueront sur vos liens et ce quel que soit le sujet de votre article. Ce temps, c’est aussi ce qui fait le prix d’un article de blog.

Le piège de la publication intensive

Stressé par des injonctions qu’il s’auto-inflige, le blogueur se sent obligé de publier, même s’il n’a rien à dire. Pourquoi ? Parce qu’il a peur d’être oublié ! Alors, il écrit encore et encore. Il crée un contenu de plus, uniquement pour faire du bruit, pour dire « je suis là ». Et c’est bien ça le problème, il en vient à publier à la vitesse des réseaux sociaux. Grave erreur ! Alors que les lecteurs sont en demande de contenus développés et réfléchis, lui s’obstine à leur fournir des miettes de savoir. Il en oublie que le blog était à l’origine un endroit de partage et de réflexion approfondie, loin de ces affirmations en 280 caractères espaces compris sortis de tout contexte.

 

Mais alors, comment distinguer un contenu digne d’être publié sur un blog ? Certains pionniers du slow blogging font l’analogie avec la lettre manuscrite. Prendriez-vous le temps de retranscrire à la main et d’envoyer par la poste ce que vous vous apprêtez à publier ? Si ce n’est pas le cas, ne publiez pas. D’autres comparent même la rédaction d’un article de blog et la pratique du slow blogging à la méditation. Le blogueur se détachant complètement des éléments et contraintes extérieurs pour arriver à produire un article à la limite de la transcendance. 

Pourquoi adopter le slow blogging ?

 

Les raisons qui poussent un blogueur à publier moins mais mieux sont extrêmement diversifiées. Parmi les plus fréquentes, on note le besoin de retrouver la passion qui anime un auteur lorsqu’il commence à écrire pour le web. Ce besoin, je l’ai ressenti lorsqu’après deux ans de blogging à 4 articles par semaine, bloguer était devenu une contrainte. J’ai même longtemps hésité avant d’ouvrir un blog sur ce site, un comble pour une rédactrice web !

 

Le slow blogging s’est imposé comme une évidence. L’envie d’approfondir les sujets que j’aborde et le besoin de transmettre mes connaissances – notamment par la présence d’articles sous forme de tutoriel – m’ont fait prendre conscience que je ne souhaitais pas rédiger un blog classique sur la rédaction. J'ai donc choisi de publier un seul article par semaine.

 

Rédaction : Level up !  

Par Audrey Clabeck

Enfin une newsletter qui s'adresse à la fois aux rédacteurs web comme aux entreprises désireuses d'optimiser leur marketing de contenu !

Chaque semaine, je vous livre mes conseils  pour développer votre activité grâce au content marketing.  


 

 

 

Et vous, quelle est votre fréquence de publication ?

 

Le slow blogging pour les pros

 Le slow blogging peut également être utilisé par les entrepreneurs. Intégré dans une stratégie de content marketing efficace, il permet d’accroître le trafic sur un site. Les articles produits ayant une valeur ajoutée, ils aident à fidéliser des lecteurs soucieux de trier la multitude d’informations publiées sur internet pour n’en garder que le meilleur. Intégrés dans une campagne de communication sur les réseaux sociaux, ces contenus sont plus souvent partagés que la moyenne et attirent de nouveaux internautes sur le site.

 

Sur ce blog vous aimerez aussi :

 

Audrey Clabeck

Rédactrice Web et Copywriter Freelance

Un Article pour le Web

 

54, Rue Principale

57480 Haute-kontz

france

 

+33 (0)3 82 59 03 24

+33 (0)7 62 14 09 88

contact@unarticlepourleweb.fr