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10 idées fausses sur le métier de rédacteur web

Je veux être rédactrice web freelance car c’est un métier littéraire. Il n’y a besoin d’aucun matériel pour devenir rédacteur web. Il y a trop de concurrence en rédaction web. C’est le genre d'affirmations que l’on entend régulièrement. Pourtant, elles ne sont pas forcément pertinentes. Focus sur 10 idées fausses que l’on se fait sur le métier de rédacteur web et ce qui se passe vraiment dans la réalité.

1. C'est un métier littéraire

OUI… Mais pas que.

 

Le métier de rédacteur consiste bel et bien à rédiger des contenus, mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit avant tout d’un métier issu du domaine de la communication digitale. Chaque contenu à un objectif en lien avec la stratégie de contenu de nos clients et donc, avec sa stratégie commerciale.

Notre rôle n’est donc pas d’offrir de la lecture aux internautes, mais bien de rédiger des contenus qui :

  • Les informeront sur un sujet en lien avec les produits vendus ou les services prestés par l’entreprise
  • Augmenteront l’autorité de l’entreprise dans son domaine d’activité. Il s’agit de rédiger différents articles, pages, cas clients, livres blancs… dans lesquels l’entreprise partagera son expertise.
  • Mettront en valeur l’image de marque de l’entreprise. On parle alors de branding.
  • Amélioreront le référencement naturel du site web. Il s’agira donc de rédiger des contenus optimisés pour le web, on parle alors d’articles SEO.

2. Rédacteur web est un métier féminin

Encore faux !

 

Alors oui, il y a plus de rédactrices que de rédacteurs, mais de plus en plus d’hommes optent pour ce métier. Souvent, ils se spécialisent dans des thématiques qu’ils maîtrisent parfaitement ou dans lesquelles ils ont pu acquérir une expérience professionnelle. On les retrouvera donc plus dans des thématiques comme : la finance, la technologie, l’industrie, les énergies…

 


3. Le métier de rédacteur web est accessible à tous

Certainement pas ! Rédiger pour le web demande des compétences techniques ou compétences métier telles que les bases de l’écriture pour le web, l’optimisation de contenu, la maîtrise de logiciels de bureautique, une bonne orthographe…

 

Il vous faudra aussi posséder certaines softskills ou compétences personnelles telles que la capacité à synthétiser et à vulgariser une information complexe, une aisance relationnelle pour assurer le bon déroulement de vos relations clients, l’autonomie… Sans compter les compétences commerciales et entrepreneuriales si vous envisagez de devenir rédacteur web freelance.

4. Rédiger pour le web, c'est mal payé

C’est vrai, le métier de rédacteur web n’est pas le métier le mieux payé dans le domaine du digital, mais il existe un très gros écart entre ceux qui gagnent le moins et ceux qui gagnent le plus. Les rédacteurs ou rédactrices qui se plaignent de leurs revenus sont ceux qui ne sont pas encore arrivés à acquérir, fidéliser et développer une clientèle. C’est le cas notamment des rédacteurs qui travaillent uniquement sur les plateformes de rédaction ou réalisent des missions freelance via certaines plateformes de freelancing. Plateformes sur lesquelles le prix au mot ou le montant de la mission est dérisoire.

 

À lire : Quel est le salaire d'un rédacteur web ? 

 

5. Un rédacteur web commence toujours par les plateformes de rédaction

Pas forcément. En règle générale, les rédacteurs et rédactrices web débutants s'inscrivent sur les plateformes car c’est le moyen le plus simple d’obtenir des missions rémunérées. Au début de sa carrière, on ne sait pas non plus forcément où et comment trouver des missions de rédaction. Les plateformes de rédaction, c’est la solution de facilité. Le revers de la médaille, c’est que la rémunération est très basse, de l’ordre de 2 € à 3 € les 100 mots.

 

Si vous souhaitez éviter les plateformes telles que Textbroker, Rédacteurs, GreatContent, etc., je vous conseille de consacrer quelques semaines à travailler sur votre tpe ou microentreprise. 


6. Il y a trop de concurrence en rédaction web

C’est vrai qu’il y a beaucoup de rédacteurs et de rédactrices web freelance. Quand j’ai commencé il y a une dizaine d’années, je me sentais plutôt seule. Nous étions quelques-unes et il y avait très peu d’hommes. Quand on y repense, c’est normal, le content marketing ou marketing de contenu n’en était qu’à ses balbutiements en Europe. Aujourd’hui, c’est devenu une pratique courante, voire essentielle pour les entreprises. Donc oui, il y a de la concurrence, mais la demande en contenus digitaux a explosé en quelques années. De plus, il y a des rédacteurs web freelances qui se lancent « pour voir », mais qui n’en font pas leur métier. Ceux-là ne sont pas des concurrents. Vous verrez que si vous persévérez, avec les années, vous resterez et que beaucoup de vos « concurrents » seront déjà passés à autre chose.

 

Ensuite, il y a la soi-disant concurrence des rédacteurs et rédactrices web venus des pays offshores : Madagascar, le Bénin… Ces rédacteurs ne se positionnent pas forcément sur le même marché. Ils sont souvent sous-payés et prisés des consultants, solopreneurs ou agences qui recherchent des contenus très bon marché. Les entreprises françaises, belges, canadiennes… qui ont du budget pour leurs actions de digital marketing confient la rédaction de leurs articles, fiches produits, livres blancs… à des rédacteurs locaux.

 

7. On peut travailler d'où ou veut et quand on veut

C’est vrai. Vous pouvez travailler de chez vous, dans un café, en vacances… Le matin, le soir, le week-end, de 9h30 à 9h45… Soyons sérieux, si vous exercez le métier de rédacteur web freelance comme activité principale, vous devrez travailler. Point. Le seul avantage, c’est que vous n’êtes pas tenu de l’exercer tous les jours au même endroit et de respecter des horaires imposés. Cependant, si vous travaillez pour des entreprises dont vos contacts clients travaillent de 9h à 18h, il vous faudra être joignable durant ces horaires. Sur les plateformes de rédaction et avec certaines agences de content marketing ou plateformes de freelances, vous aurez pour seule contrainte de respecter vos délais de livraison. Avec certaines entreprises, on attendra de vous non seulement la livraison en temps et en heure, mais aussi de la disponibilité pour certaines réunions clients, échanges téléphoniques ou réunions en visioconférence.

 

8. On se lasse vite de rédiger des articles toute la journée

Je ne vous le cache pas, c’est vrai, il se peut qu’on se lasse de rédiger toute la journée. D’ailleurs, écrire pour le web durant 8 heures, c’est très dur. C’est pour cela que je vous conseille de travailler pour vos clients et sur votre entreprise. Vous allez travailler pour vos clients pour rentrer du CA (Chiffre d'affaires) et sur votre entreprise pour la faire évoluer : développer de nouvelles offres, travailler sur votre organisation et vos process, communiquer. Cependant, si je peux me permettre de vous donner un conseil, pour éviter de vous lasser, osez dire « non » aux missions qui ne vous tentent pas plus que ça. Si le sujet ne vous plaît pas, si le feeling avec le client ne passe pas, si la rémunération est trop basse… tous ces facteurs peuvent miner votre moral. Vous êtes moins motivé, moins productif, vous gagnez moins… et là, oui, rédiger des contenus pendant 8 heures peut devenir lassant.

 

Mais n’oubliez pas, si vous exercez en freelance, une partie de votre temps de travail sera consacrée à votre propre activité : votre communication, votre site web, vos obligations administratives… En fait, c’est très rare que l’on rédige des articles et d'autres contenus toute la journée.

 

9. Il faut être très actif sur les réseaux sociaux pour trouver des clients

Oui, votre présence sur les réseaux sociaux est essentielle. Certains rédacteurs trouvent leurs clients uniquement via Facebook, LinkedIn, Twitter et même Instagram. Cependant, il ne faut pas être forcément très actif partout au risque de perdre énormément de temps et de voir vos efforts dilués. Choisissez plutôt un ou deux réseaux et publiez régulièrement de manière stratégique. Et surtout, n’oubliez pas que vous cherchez des clients ! Ne créez donc pas du contenu pour les autres rédacteurs ou rédactrices, mais bien du contenu intéressant pour vos clients.

 

10. Une rédactrice web n'a aucuns frais

Alors ça, je ne sais pas qui a dit une telle ineptie, mais si, tout de même, vous aurez besoin de matériel pour exercer votre métier et vous aurez aussi des frais.

 

Un rédacteur web a besoin :

  • D’un ordinateur
  • D’un téléphone portable
  • D’une webcam
  • D’un second écran d’ordinateur (fortement recommandé pour éviter d’avoir à jongler avec les onglets)
  • D’un bureau ou d’un coin bureau
  • D’une bonne chaise de bureau

Pour ce qui est des frais, vous devrez financer :

  • Votre abonnement internet et téléphonie mobile
  • Vos charges sociales (22% de votre chiffre d’affaires)
  • La CFE si vous exercez en France
  • Des abonnements à des outils (YourTextGuru, 1.fr, Ubersuggest, Semrush, Canva, Trello…)

Certains outils pour rédacteurs web ont une version gratuite qui suffit largement quand on débute. Vous pourrez déjà limiter vos frais en retardant l'abonnement à un outil SEO payant. 

 

Le métier de rédacteur web est passionnant et évolue sans cesse. Le mieux est encore de vous faire votre propre idée sur ce qui sera peut-être pour vous une reconversion professionnelle enrichissante.


Rédactrice web depuis 2014, créatrice de la formation Rédaction Web Level up ! et formatrice en rédaction web, Audrey Clabeck est également gérante de l'agence de rédaction Digitext, spécialisée dans la stratégie de contenu. 

 

Sur Un Article sur le Web, elle publie ses conseils en rédaction web et parle de content marketing.

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